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Par Union.fr
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Le cerveau est-il différent selon le sexe ?

Par | 12 février 2021

En 2021, nous sommes encore loin d’avoir levé tous les mystères qui planent autour de notre matière grise, notamment parce que les études sur l’intelligence portent d’avantage sur les animaux (difficile, ensuite, d’en conclure quelque chose pour l’humain) et que la technologie ne permet pas encore de lever tous les secrets. Où en sont les dernières recherches ? Qu’en conclure sur la répartition de l’intelligence entre les hommes et les femmes ?

Les femmes sont-elles moins intelligentes que les hommes ?

A partir du XIXème siècle, le courant de pensée lié au « déterminisme biologique » cherche à explorer les différences cérébrales entre les hommes et les femmes, ainsi qu’entre les races ou les classes sociales. C’est le début de la phrénologie (analyse des bosses du crâne) et de la craniométrie (mesure de la taille du crâne).

Et en la matière, les femmes, qui connaissent par ailleurs une dysmorphie de moins 10 à 15% de leur taille par rapport à celle de l’homme, avaient également un cerveau (et une boîte crânienne) plus petits. Cela a donc justifié que l’on affirme, scientifiquement, que les femmes auraient moins d’aptitudes que les hommes (et qu’elles soient également plus instables et émotives). On rappelle que toute proportion gardée, homme et femme ont le même volume de cerveau comparé à leur masse.

Cette pseudo-sciene a petit à petit été délaissée au profit des échelles d’intelligence sous forme d’examens. La première échelle d’intelligence, développée au début du XXème siècle est française ! Ce sont Alfred Binet et Théodore Simon qui la mettent en place en 1905 pour évaluer les écarts de niveaux entre les élèves. L’Allemand William Stern reprendra ce processus de mesure en 1912 et y ajoutera la variable de l’âge : l’échelle du Q.I. (Quotient Intellectuel) était née.

Les premiers tests (1916) montrent que « l’intelligence des filles, au moins jusqu’à 14 ans, ne diffère pas significativement de celle des garçons » (Lewis Terman, psychologue). Aujourd’hui, les hommes et les femmes ont en moyenne un Q.I. de scores similaires, en France, la moyenne tournerait autour de 98.

Moyenne similaire ne veut pas dire stricte égalité pour autant ! Il y aurait plus de variabilité du côté des hommes que chez les femmes. En d’autres termes, statistiquement, le masculin se retrouve plus facilement sur les extrêmes que le féminin.

Et contrairement aux idées reçues, les capacités cognitives des femmes ne fluctuent pas durant leur cycle hormonal (elles ne sont donc pas moins intelligentes durant leurs règles !)

Catherine Vidal et la plasticité cérébrale

Difficile de se passer de cette neurobiologiste et féministe engagée, qui a longtemps vulgarisé la science et notre comportement cognitif pour le rattacher (ou non) à notre sexe.

Ce qu’il faut retenir de ces prises de paroles ? La plasticité cérébrale, c’est-à-dire, la faculté que nous avons d’organiser et renforcer certains cortex en fonction de notre apprentissage, une caractéristique décisive pour la construction de notre cerveau. Ainsi, il pourrait y avoir plus de différences de zones actives lors d’un calcul mental entre deux femmes, qu’entre un homme et une femme qui « réfléchiraient » de la même façon.

Selon cette scientifique, la construction sociale de genre, ainsi que la culture sexiste, influencerait grandement nos constructions cérébrales, et il ne serait que très peu question de programmation génétique.

Ces travaux ont cependant été critiqués, notamment par une tribune signée par six chercheurs et publiée en 2016 dans Le Monde, « Les différences sexuelles méritent mieux que des caricatures. » Il lui est reproché, à travers les lignes, de mettre en avant des convictions féministes au détriment d’une rigueur scientifique essentielle.

Bien qu’il y ait actuellement un consensus scientifique sur le lien très étroit entre l’apprentissage et le développement cérébral, il pourrait cependant il y avoir de réelles différences cérébrales biologiques entre un cerveau de sexe masculin et de sexe féminin (mais dans un pourcentage que nous ignorons encore avec certitude).

Jacques Baltazart, « quand le cerveau devient masculin »

Ce neuroendocrinologue belge a longtemps étudié l’influence des hormones sexuelles, oestrogène et testostérone, sur la construction du cerveau. Le cerveau serait à la base féminin, et se masculinise lors de l’expression du gêne Y – ce qui pourrait modifier certaines capacités, notamment, en moyenne, les hommes auraient plus de facilités pour les rotations dans l’espace, et les femmes, auraient plus d’habilité à développer de l’empathie.

« L’éducation différentielle que l’on donne aux petits garçons et aux petites filles va de toute façon avoir un effet considérable sur les différences comportementales, et même dans les différences de cerveau. Le cerveau change sa structure en réponse aux stimulations de l’environnement. » explique l’expert sur le plateau de C à dire ? (France 5).

L’autisme, un trouble du cerveau, souvent masculin

Preuve que le cerveau serait tout de même touché par des facteurs biologiques ? Le TSA ou Trouble du Spectre Autistique, un trouble qui aurait une origine dominante biologique et qui toucherait d’avantage les hommes que les femmes. On considère aujourd’hui que ce trouble serait diagnostiqué chez une femme pour quatre hommes (bien que certaines études démontrent les femmes reçoivent des diagnostics plus tardivement que les hommes).

Le scientifique Simon Baron-Cohen définit l’autisme comme « une forme extrême du cerveau masculin »., en particulier car la variable « empathie », aurait une moyenne encore plus basse que celle des hommes neurotypiques (qui sont déjà en-dessous de celle des femmes).

Un cerveau qui pourrait se modifier à l’exposition de la testostérone fœtale, une piste encodrinologique, donc, même si certains facteurs génétiques ne sont pas non plus à exclure quant il s’agit de construction cérébrale.

Le débat entre la place de l’inné et de l’acquis reste donc ouvert. En espérant que les recherches scientifiques pourront dans les prochaines années le préciser…


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