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Par Union.fr

L’excision, un phénomène mal connu en France

Par | 17 décembre 2020

Cette mutilation génitale pratiquée généralement sur des petites filles ou jeunes femmes entraîne des traumatismes physiques mais aussi psychologiques.

Focus que sur ce phénomène obscur qui touche aussi la France.

L’excision, c’est quoi ?

En 2017, l’Organisme Mondial de la Santé (OMS) a élaboré une typologie de 4 principales mutilations sexuelles pratiquées :

  • La clitoridectomie : consiste en une ablation partielle ou totale du clitoris et/ou du capuchon clitoridien ou du prĂ©puce.
  • L’excision : caractĂ©risĂ©e par une ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres gĂ©nitales.
  • L’infibulation : consiste Ă  rĂ©trĂ©cir l’orifice vaginal par ablation et accolement des petites et/ou des grandes lèvres.
  • Les autres interventions non mĂ©dicales nĂ©fastes telles que les piqures, les incisions ou les percements des organes gĂ©nitaux.

L’excision semble la méthode de mutilation génitale la plus pratiquée et la plus connue parmi cette typologie.

Un phĂ©nomène dont les chiffres sont flous…

L’excision a Ă©tĂ© interdite en 2006 en France mais il existe encore de nombreuses personnes excisĂ©es sur le territoire. En 2019, le gouvernement français estime qu’il y a 60 000 femmes excisĂ©es dans l’Hexagone. Ces donnĂ©es datent cependant de 2004 lorsque l’Insee avait effectuĂ© un recensement. Le gouvernement semble peiner Ă  obtenir des chiffres officiels et rĂ©cents…

Le Bulletin Ă©pidĂ©miologique hebdomadaire (BEH) estime ce chiffre bien plus haut : près de 124 000 femmes seraient excisĂ©es en France… Le journal Marianne avait aussi rĂ©vĂ©lĂ© en 2019 qu’environ 14% des femmes qui accouchaient dans un hĂ´pital de Seine Saint-Denis s’avĂ©raient excisĂ©es.

Les donnĂ©es restent flous… pour la plupart anciennes ou alors ne reflĂ©tant pas la rĂ©alitĂ©. Pour faire face Ă  l’excision, l’action du gouvernement semble compliquĂ©e.

Des solutions contre les mutilations génitales ?

Marlène Schiappa a tout de même dévoilé un plan de mesures en 2019 afin de lutter contre les mutilations génitales sur les femmes et lever le voile sur ce phénomène mal connu.

Le plan prévoit entre autre :

  • Une augmentation des subventions pour les associations luttant contre les mutilations gĂ©nitales.
  • La promotion de la chirurgie rĂ©paratrice dans les dĂ©partements ou l’on trouve un pourcentage Ă©levĂ© de femmes excisĂ©es.
  • Le durcissement pĂ©nal pour les auteurs d’excisions.
  • Une meilleure prĂ©vention des risques de mutilations sexuelles.
  • Un signalement systĂ©matique des filles excisĂ©es accouchant dans les hĂ´pitaux français.

Pour toutes les femmes mutilées, des chirurgies réparatrices sont possibles depuis 2003 : afin de soigner les lésions physiques causées et les dommages corporels ainsi que pour essayer de retrouver une sexualité « normale ». Un sondage réalisé par l’Ined dans le cadre de l’enquête Excision et Handicap en 2009 témoigne tout de même d’une prise de conscience globale de cette solution médicale. Plus de 50% des femmes sondées étaient au courant de la chirurgie réparatrice, et 5% y auraient déjà eu accès.

(Image Ă  la une : Getty Images)

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