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Par Union.fr

« Titre » : le fanzine dijonnais qui parle de sexualité

Par | 10 février 2021

Le premier numĂ©ro du fanzine « Titre » a Ă©tĂ© publiĂ© le mardi 2 FĂ©vrier dernier. L’aboutissement de ce projet lancĂ© par quatre jeunes âgĂ©s de 20 Ă  30 ans a Ă©tĂ© possible par une opĂ©ration de financement participatif, un budget allouĂ© notamment Ă  l’impression, les membres groupe restant bĂ©nĂ©voles. Ce journal dijonnais aborde la sexualitĂ© sur un ton convivial et dĂ©complexĂ©. Clara Jodon, la rĂ©dactrice en chef nous parle plus en dĂ©tails de cette initiative locale.

Sexe en France : Coucou Clara ! De quoi parle le magazine « Titre » ? 

Clara Jodon : C’est un mix entre de la culture et de la sexo, avec pour objet central le sexe, mĂŞme si aucun d’entre nous n’est sexologue ou mĂ©decin. Le fanzine adopte un ton très amical, nous voulions parler de sexe comme on en discuterait avec nos amis.

Sexe en France : Titre, ça a un but militant ? 

Clara Jodon : Nous avons décidé de lancer ce journal pour lutter contre les tabous et pour aborder un sujet dont on parle très mal je trouve, celui de la sexualité. La libération de la parole a fait du chemin, mais il reste encore une marge de progression.

Par exemple la notion de consentement est abordée depuis peu de temps, mais pas tout le temps par des personnes « de la vraie vie ».

Le but de « Titre » est de donner la parole à ceux que l’on entend peu dans les médias. Il s’agit de montrer que la sexualité est plurielle et que ce n’est pas grave de ne pas être dans les normes.

Sexe en France : « Titre », c’est un projet de confinement ?

Clara Jodon : Oui, tout Ă  fait, j’ai eu l’idĂ©e pendant le premier confinement. J’avais crĂ©e un journal collaboratif avec des amis pour que l’on puisse avoir de nos nouvelles. Au dĂ©but c’était pour rire, il s’appelait « Le Journal des survivants», tout le monde avait une chronique, et nous nous sommes très vite rendu compte que la culture et la sexualitĂ© Ă©taient des thèmes rĂ©currents. 

J’y ai pris beaucoup de plaisir et cela a également plu à mes amis, nous avons alors décidé d’enclencher un projet plus sérieux, plus professionnel, qui est devenu « Titre ».

Sexe en France : Qui travaille sur Titre aujourd’hui? 

Clara Jodon : Nous sommes quatre Ă  rĂ©diger pour le fanzine. Mais d’autres partenaires locaux interviennent comme Les Orageuses, une association fĂ©ministe dijonnaise qui milite notamment pour la libertĂ© de la parole sexuelle. « Le cul sur la commode Â», un podcast qui traite de sexualitĂ©, nous accompagne Ă©galement. Nous trouvions important d’avoir ce type de partenaires dans le projet.

Et pour l’impression, c’est toujours du local ! Nous nous sommes rapprochĂ©s d’un atelier de sĂ©rigraphie de la rĂ©gion pour cette partie lĂ .

Sexe en France : Qu’est-ce qu’on peut retrouver comme sujets dans votre premier numĂ©ro ? 

Clara Jodon : L’édito aborde la notion de fantasme sous un axe plutĂ´t thĂ©orique, il essaie de lui donner une dĂ©finition, un tuteur. S’ensuit un article rĂ©digĂ© par Les Orageuses qui prĂ©sente un livre ou un/une auteur/autrice ; dans ce numĂ©ro il s’agit d’AnaĂŻs Nin, Ă©crivaine amĂ©ricaine cĂ©lèbre pour ses journaux intimes qui dĂ©livrent une vision profonde de ses relations. 

Nous voulions aborder le fantasme par le prisme de l’art également, en plus de la littérature, cette forme artistique se retrouve dans une chronique qui présente un film dont le fantasme est le thème principal. « Titre » contient également deux interviews , dont une d’un couple de retraités de 85 et 94 ans. Les fantasmes des personnes âgées ne devraient pas être si taboues !

Enfin lorsque l’on déplie le journal, on trouve de jolies illustrations autour des rêves érotiques.

Image : Compte Instagram @titre_lefanzine

Sexe en France : Pour finir, pourquoi « Titre Â» ? 

Clara Jodon : « Titre Â» est une rĂ©fĂ©rence au cĂ©lèbre jeu, lorsque au cours d’une discussion, quelqu’un rĂ©pond par une phrase tendancieuse, les interlocuteurs s’exclament « TITRE ! Â» pour signifier que cette phrase pourrait faire office de titre d’un film pornographique. 

Nous ne sommes pas allĂ©s dans le subtile mais je trouve que cela fonctionne bien, « Titre Â».

Pour soutenir cette initiative et si Titre vous fait l’oeil, il est disponible ici Ă  prix libre.

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